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bossa-normandie

Os Maiores Discos da Música Brasileira (partie 1) : les années 50/60

1 Juin 2016 , Rédigé par Miedj Publié dans #Interludes

Os 100 Maiores Discos da Música Brasileira (partie 1) : les années 50/60

Le magazine Rolling Stone a proposé il y a quelques années sa liste des Os 100 Majores Discos da Musica Brasileira : http://rollingstone.uol.com.br/listas/100-maiores-musicas-brasileiras/

Luiz Américo également : http://www.luizamerico.com.br/fundamentais.php

Bonjour Samba également : http://la-musique-bresilienne.fr/

Melomania : http://melomania.blogspot.fr/2010/06/os-100-melhores-discos-de-musica.html

Pour ne pas rester en reste, je propose également ma playlist idéale. Cela prendra un peu de temps pour la reconstituer intégralement car je réécoute actuellement ces 100 meilleurs albums. Ce classement est proposé par année. A retrouvé également sur le site : https://fr.pinterest.com/dominiquederet5/r%C3%A9command%C3%A9/

Obaluaye! (1957) - Orquestra Afro Brasileira

De cette musique ressort un mélange extraordinaire de chants rituels, de rythmes africains, de Jazz, de Brass Band... En 30 ans de carrière, l'orchestre n'aura joué qu'une centaine de concerts et enregistré que deux albums. Un document rare de la fusion afro-brésilienne.

Chega de Saudade (1959) - João Gilberto

L'album qui est l'acte fondateur de la Bossa Nova en 1959. Si Antônio Carlos Jobim en est l'inventeur, João Gilberto est celui qui en fixe les codes : la retenue dans la voix, le jeu de la guitare, la simplicité dans les arrnagements.

O Amor, O Sorriso e A Flor (1960) - João Gilberto

Un album marqué par un très haut niveau de composition et l'interprétation vocale toute en douceur de João Gilberto qui se superpose parfaitement à son jeu subtil de guitare. Douceur, légèreté, facétie... Incontournable.

João Gilberto (1961) - João Gilberto

Savourez l'élégance et la délicatesse de cette Bossa Nova en plein essor et dont le travail de Joao Gilberto en est le reflet parfait. "ce mélange de suavité, d’absence d’efforts, d’harmonies savantes et de mélodies faciles à mémoriser fut en son temps une sorte de révolution".

The Composer Plays (1963) - Antônio Carlos Jobim

Un album qui nous plonge dans l'univers raffiné et distingué de la Bossa Nova des premières heures. Douze instrumentaux de l'immense Antônio Carlos Jobim qui sont devenus des hits ou des standards de la Bossa Nova. Simple, beau, intemporel donc essentiel.

Samba Esquema Novo (1963) - Jorge Ben Jor

Le premier album de Jorge Ben Jor qui mélange Samba, Samba Jazz et Sambalanço. En cette année 1963 dominée par la Bossa Nova, Jorge Ben Jor détonne complètement avec une Samba hyper stylisée agrémentée d'apports de Jazz, voire de Pop e de Rock. Frais et décapant.

Getz Gilberto (1963) - João Gilberto e Stan Getz Featuring Antônio Carlos Jobim

Le must de la fusion Jazz Samba/Bossa Nova. Un album qui déborde largement les cadres du Jazz et de la Bossa nova pour créer une musique atmosphérique et intemporelle. Il a largement contribué à propager l'engouement de la Bossa Nova aux États-Unis et au reste du monde.

Nara (1964) - Nara Leão

Une des grandes forces de l'album est de mixer la toute jeune Bossa Nova avec du matériel plus classique, mais chanté de façon assez moderne pour l'époque, Un album dépouillé, triste et beau avec des arrangements sobres qui soulignent avec finesse le chant saudade de Nara Leão.

Caymmi Visita Tom (1964) - Tom Jobim e Dorival Caymmi

Un album qui est avant tout est une superbe histoire d'amitié entre deux hommes et la géniale confrontation de deux générations, deux univers musicaux, la Samba et la Bossa Nova, qui ont fusionné pour le meilleur.

A Nova Dimensão do Samba (1964) - Wilson Simonal

Wilson Simonal a l'incroyable facilité de s'adapter à l'air du temps. Faire plaisir aux adaptes de la Samba-Cançao tout en captant les amateurs de Samba-Jazz et de Samba-Pop. Un album éminemment séduisant et élégant porté par le swing de Wilson Simonal.

Hora De Lutar (1965) - Geraldo Vandre

Un univers, grave, sombre, déprimant qui s'apparente, toutes proportions gardées, à ceux des chanteurs contestataires français des années 60/70. Geraldo Vandre, chanteur "maudit" et incompris qui ne survivra pas aux années 60. Puissant et émouvant.

Chico Buarque De Hollanda (1966) - Chico Buarque

1966, la Bossa Nova est sur le déclin, un jeune artiste, Chico Buarque redonne ses lettres de noblesse à la Samba et à la Samba-Cançao. Un premier album, vif, délicieux et inspiré qui contient quelques grands standards du compositeur. Superbe entrée en matière et en carrière.

Look To The Rainbow (1966) - Astrud Gilberto

Un disque étonnant qui mélange de la Bossa Nova pur jus et des Ballades romantiques jazzies, des interprétations en portugais et en anglais. Quand e génial arrangeur Gil Evans, un des architectes du "Cool Jazz", applique avec succès ses recettes sur des standards "brésiliens".

Manha de liberdade (1966) - Nara Leão

Un album profondément sombre et saudade porté par une orchestration et des arrangements graves. La créativité des arrangements au service d'une Pop légèrement dépressive font de Manha de liberdade un album terriblement attachant avec la voix de Nara leao au diapason.

5 Anos De Cancao (1966) - Geraldo Vandre

Un album puissant, magistralement sobre, d'une géniale force évocatrice, d'une tristesse déprimante assumée. Les arrangements sont simples, épurés, guitares et percussions. Geraldo Vandre dégage une réelle émotion dans ces albums.

Em Ritmo De Aventura (1967) - Roberto Carlos

Roberto Carlos à l'apogée de sa carrière versus Jovem Guarda. La force et l'intelligence de Roberto Carlos, à ce moment de sa carrière, est d'élargir ses inspirations à la musique noire US via le Swing et le R & B. Une des dernières perles de la Jovem Guarda.

Os Afro-Sambas De Baden e Vinícius (1966) - Vinicius de Moraes e Baden Powell

Le rendu, envoutant, renvoie à une Bossa Nova dépouillée, voire austère. La fusion des genres se manifeste dans le mélange des instruments contemporains (la guitare, la flûte, la batterie) et des percussions typiques du candomblé. Un album quasi conceptuelle qui marque une carrière.

Elza Soares e o Baterista Wilson das Neves (1968) - Elza Soares

Dans son style caractéristique, Elza Soares délivre, à nouveau, une énorme performance sur un rythme effréné. Une des grandes forces et originalités de cet album est de puiser une partie de son matériel dans le réservoir de la Bossa Nova, une nouveau terrain de jeu pour Elza Soares.

Os Mutantes (1968) - Os Mutantes

Les références Pop qui viennent immédiatement à l'esprit sont le Rock Psychédélique des Beatles porté par le son saturé des guitares électriques et la Pop Folk californienne. Os Mutantes est un album électrique et éclectique porté par des compositions irréprochables.

Tropicália Ou Panis Et Circensis (1968) - Artistas Variados

Acte fondateur (du renouvellement de la MPB?), l'album fixe les codes d'une Pop "exotique" fortement influencée par le Psychédélisme anglo-saxon. C'est aussi l'album qui va propulser sur le devant de la scène les futurs grands noms de la MPB.

Gente da Antiga (1968) - Clementina de Jesus, Pixinguinha e João da Bahiana

En 1968 à une période charnière post-Bossa Nova et pré-Tropicaliste, trois monstres sacrés de la musique brésilienne, Samba et du Choro des origines, enregistrent en trois jours un album qui aurait pu paraître complètement daté à l'époque, mais qui s'avère une superbe réalisation.

Caetano Veloso (1969) - Caetano Veloso

Certainement l'un des meilleurs albums du compositeur. Le polymorphisme de Caetano Veloso s'observe à partir de ses inspirations musicales : la Bossa Nova, les musiques traditionnelles (Bahia, Fado, Tango...), mais aussi le Rock Psychédélique anglo-saxon. Tropicalia à souhait.

Elis, Como e Porque (1969) - Elis Regina

Un album qui se présente comme un délicieux plateau repas extrêmement riche et complet à base d'une Pop-Jazz légère et enthousiasmante. La plus grande chanteuse brésilienne "de tous les temps" au sommet de son art et de sa forme vocale. Un merveilleux album.

Gal (1969) - Gal Costa

En pleine révolution Tropicalia, l'album le plus excitant de Gal Costa au sommet de son art et de sa voix. De la sensualité à l'explosion, de l'improvisation sauvage au défoulement colérique. Son album le plus spontané, pulsionnel, ambitieux, fascinant pour les uns, déroutant pour les autres.

Jorge Ben (1969) - Jorge Ben Jor

Certainement l'un de ses meilleurs albums, voire le meilleur. Jorge Ben est un mélange inventif et détonnant de Samba-Pop, Samba-Soul, Samba-Funk, transcendé par l'esprit Tropicalia et l'énergie et la fantaisie du Trio Mocotó. Un album débridé et psychédélique.

Gal Costa (1969) - Gal Costa

L'album est un habile mélange baroque et symphonique de Pop Rock et de MPB (le tout saupoudré de Bossa Nova, de Jazz, de Samba...). La voix de Gal Costa est fascinante. Sensualité, feulements et miaulements. Beaucoup de classiques qui seront repris et repris...

Dom Salvador (1969) - Dom Salvador

Les brésiliens sont les rois de la fusion. Un album à la convergence du Jazz, de la Pop et du Funk, et mieux encore, moi qui suis un gros amateur de Rock Progressif, j'entends des transitions que n'auraient pas renié des groupes de Prog symphonique.

Mutantes (1969) - Os Mutantes

Mutantes est un mélange d'expérimentation et de fusion totalement débridées bourré de référence qui vont de Bizet à The Beatles en passant par The Rolling Stones. Mutantes dépasse sans problème beaucoup de productions anglo-saxonnes de la même époque.

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